Atelier Calder – résidence d’artiste

Pour ceux qui ne connaîtraient pas encore, il existe à Saché dans l’Indre et Loire, un lieu unique dédié à la création contemporaine. L’ancien atelier du sculpteur Alexander Calder construit en 1962, y accueille depuis 1988 des artistes en résidence pour une durée de 6 mois. Situé en rase campagne, spacieux, l’atelier est un lieu propice à la réflexion et au travail. Après Roger Hiors et Zilvinas Kempinas en 2008, c’est Yazid Oulab qui investit les 300 m2 de février à juillet sous la verrière de l’atelier (superficie doublée par le sous sol qui abrite les outils mis à la disposition de l’artiste).

Yazid Oulab - Saché 2009
Yazid Oulab – Saché, 2009

Depuis le samedi 13 juin et jusqu’au dimanche 21 juin 2009, l’atelier est ouvert au public pour découvrir les nouvelles œuvres de l’artiste franco-algérien.

Conçues et réalisées à Saché, ces nouvelles pièces ont donné lieu à une exposition répartie sur trois sites : à l’atelier Calder à Saché, mais aussi à la Maison Max Ernst de Huismes et dans l’église Saint Nicolas de Tavant (classée monument historique et particulièrement célèbre pour ses énigmatiques peintures de chœur).

Yazid Oulab - Saché 2009
Yazid Oulab – Saché, 2009

Protéiforme, l’exposition regroupe dessins, sculptures, installation et une vidéo et met l’accent sur une thématique chère à l’artiste : la transmission et le lien.
En écho au travail de Calder, Yazid Oulab choisit entre autre de travailler le fil de fer pendant sa résidence. Un fil armé et symboliquement connoté car agrémenté de pointes, Yazid Oulab fait et défait les significations et déjoue le sens en opposant la forme et la matière.

Yazid Oulab - Saché 2009
Yazid Oulab – Saché, 2009

Ainsi, le geste suspendu des mains en fil de fer barbelé suggèrent les différents mouvements propres au premier outil de l’homme en donnant à voir la main qui caresse, qui donne ou qui mesure.

Yazid Oulab cherche à adoucir et alléger le coté agressif du matériau en organisant une ramification subtile de résonnances entres les œuvres exposées.

Yazid Oulab - Saché 2009
Yazid Oulab – Saché, 2009

Fils d’ouvrier, l’artiste emploie des outils propres à la maçonnerie : dessins tirés au fil de plomb, tamis, clous, échafaudage, qui dialoguent avec une fontaine jaillissante d’un lustre en verre de Murano. Source de vie et allégorie de la connaissance, elle déverse alentours des rigoles qui se frayent des chemins aléatoires. L’eau prolonge l’idée même de la diffusion d’une idée qui creuse son chemin, qui s’élève ou que l’on échafaude, une continuité de savoir-faire qui se transmet.

Yazid Oulab - Saché 2009
Yazid Oulab – Saché, 2009

Pour plus de renseignements :
http://www.atelier-calder.com/yazidoulab.html

Design-Colbert 2008

Design-Colbert 2008 // Concours annuel du Comité Colbert

Le Comité Colbert, association créée en 1954 par Jean-Jacques Guerlain, organise depuis 1987 le Concours des Espoirs de la Création.
Associé au Pavillon du Palais de Tokyo pour l’édition 2007, le Comité Colbert à travers ce concours se fixe pour objectif de faire émerger les nouvelles tendances du design et du luxe de demain.
En tant que représentant de la réussite du luxe français à travers 70 maisons de créations et d’innovations, soit des dizaines de métiers différents (accessoires de mode, gastronomie, bagage, joaillerie, ouvrages d’art, porcelaine, orfèvrerie, cristal), le concours part chaque année à la recherche de nouveaux talents pour s’associer au développement et au rayonnement du design français dans le monde.
Les 46 lauréats ont été invités à réaliser un prototype au cours d’un stage dans l’une de ces grandes entreprises, encadrés par les meilleurs professionnels, souvent parmi les Meilleurs Ouvriers de France.

A cette occasion, Carles Déau a développé le projet en association avec la Monnaie de Paris d’un bijou de naissance unisexe.

Carles Déau – Monnaie de Paris, Eden, 2008
Carles Déau – Monnaie de Paris, Eden, 2008

Baptisé Eden, ce bijou est pourvu d’un médaillon qui conserve l’empreinte graphique du son le plus pur qui soit : le premier cri poussé par l’enfant à sa naissance, retranscrit en caractères « télégraphiques » dans le métal.


Prix LVMH des jeunes Créateurs 2009

Cette année, c’est Marc Johnson qui s’illustre lors de la remise des Prix LVMH des jeunes créateurs 2009.

Créé en 1994, le Prix LVMH des jeunes créateurs vise à encourager le talent d’étudiants en art et à les aider à parfaire leur formation dans une optique d’échange culturel et d’enrichissement international.

La 16e édition du Prix LVMH des jeunes créateurs rendait cette année hommage à Picasso, suite à l’exposition « Picasso et les maîtres » aux Galeries nationales du Grand Palais dont LVMH était mécène.
La commissaire d’exposition Anne Baldassari avait proposé cette année le thème « peindre contre », autour duquel les étudiants des écoles d’art en France et dans vingt pays étrangers ont dû composer. Parmi les six lauréats désignés le 28 mai dernier, ont été récompensés trois artistes français et trois artistes étrangers, dont Marc Johnson pour Scénario pour une métamorphose.

Marc Johnson - Scénario pour une métamorphose

Marc Johnson – Scénario pour une métamorphose, 2009, graphite sur papier sous plexiglas, 250 x 160 cm © Marc Johnson


En tant que lauréat, Marc Johnson à reçu une bourse d’étude ainsi qu’un billet d’avion aller-retour pour partir effectuer un stage de plusieurs mois dans une école d’art du pays de son choix.

Biennale Venise 2009

Nous travaillons main dans la main avec nos artistes. La 53ème biennale de Venise, qui ouvre ses portes le 7 juin 2009, nous a semblé être une belle opportunité de faire connaitre nos activités puisque nous accompagnons là-bas certains projets et artistes.

A l'arrêt de vaporetto Bacini tout d'abord: Daniel Firman présente SSHH (Something Strange Happened Here) et nous sommes fiers de nous associer à cet événement.

Cliquez ici pour voir l'invitation

Philippe Chancel est également présent jusqu'au 22 novembre 2009 au Pavillon de l'ADACH (Abu Dhabi Authority for Culture and Heritage) pour l'exposition Making World.

Il y présente ses dernières photographies réalisées entre 2008 et 2009 sur les Emirats Arabes Unis sélectionnées par Catherine David commissaire de l'exposition. Lors de son voyage, il a immortalisé les immenses chantiers à ciel ouvert et ses artisans anonymes, au service d'un pouvoir qui se veut rayonnant à la face du monde. Pris dans une course effrénée de la démesure et du luxe, Philippe Chancel témoigne sans imposer son jugement, préférant restituer la réalité des faits par une photographie volontairement frontale et sans affect.


Philippe Chancel Série "Dubaï" 2008 - 2009, photographies numériques, tirages lambda. Courtesy Galerie Philippe Chaume, Paris

L'exposition Unconditional Love, événement collatéral à la biennale, est également l'occasion de voir deux photographies de Youssef Nabil.

Alexandrina Markvo, Alinda Sbragia et Christina Steinbrecher ont réuni pour l'occasion des artistes internationaux de toutes générations autour du thème de l'amour sans limites. Les œuvres présentées participent toutes à révéler l'essence même de ce sentiment qui ne tolère aucune contraintes.

Youssef Nabil y expose un autoportrait en deux photographies intitulé My time to go.

Sur la première photographie l'artiste songe, accoudé seul dans un lit au dessus duquel est accrochée une reproduction de deux chérubins pris eux-mêmes dans leurs rêveries. Sur la seconde, on retrouve le même lit mais vide cette fois.

Les deux amours, à jamais fixés dans une romance éternelle, offrent alors un contraste doux-amer avec la nature mouvante et volatile de la réalité. L'artiste a laissé son empreinte dans les draps et les amours bienveillants mais aveugles n'ont pas pu retenir le cours du temps qui passe.

 


Youssef Nabil, My time to go, Self-portrait, Venice 2007, Gelatin Silver Print, Handmade coloured, 37 x 29 cm © Volker Diehl, Berlin
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